Quelles sont les autres méthodes de désherbage ?

Quelles sont les autres méthodes de désherbage ?
3 février 2021 Express Farming
Le désherbage manuel une méthode très éprouvante

Il existe différentes méthodes de désherbage, plus ou moins coûteuses, efficaces et écologiques. Voici les principales.

Le désherbage chimique une méthode peu écologiqueLe désherbage chimique

Le désherbage chimique est de moins en moins utilisé et est amené à disparaître. Son usage est déjà très restreint par la loi et de nombreux produits ont été retirés de la vente. 

Le désherbage chimique est cher et surtout catastrophique pour l’environnement. Il se répand par capillarité, ce qui nuit à toute une zone. Il fait mourir la faune souterraine, essentielle pour la régénération des sols, et pollue les nappes phréatiques. Il est donc temps de l‘oublier.

Le désherbage manuel

Le désherbage manuel reste la méthode la plus naturelle qui respecte l’environnement. Elle est réservée aux petites surfaces, car vous n’allez pas traiter toute une commune, mais elle permet déjà d’entretenir des espaces verts conséquents, avec des outils mécaniques efficaces.

Le sarcloir

La lame tranchante au bout du manche du sarcloir permet de créer une frontière nette pour circonscrire un espace vert. Il tranche à la fois les feuilles et les racines et peut servir pour les surfaces assez importantes. 

La gouje

La gouje est un outil à main qui permet d’entretenir les plates-bandes de fleurs et d’éradiquer les mauvaises herbes.

Le tire-racine

Le tire racine ressemble à une longue fourchette à deux dents et s’utilise pour les plates-bandes. En le plantant profondément dans le sol, vous atteignez les racines. 

Le paillage

Le paillage limite la pousse des mauvaises herbes autour des massifs de plantes et d’arbustes. Il est conseillé d’étendre une bâche prévue à cet effet (qui laisse passer l’humidité), puis de pailler avec des écorces, cailloux, galets, etc.

Le désherbage à l'eau chaude terrible pour les ressources e la planète

L’eau, un bien trop précieux pour être gâché !

Le désherbage à l’eau chaude ou à la vapeur d’eau

Cette technique consiste à utiliser de l’eau très chaude – ou de la vapeur d’eau – à faible pression, et à la pulvériser sur les plantes. Elle n’est efficace que sur des surfaces imperméables. La consommation d’eau (et de carburant) est très importante, d’autant qu’il faut réaliser plusieurs passages. 

Que ce soit à l’eau ou à la vapeur d’eau, ces deux méthodes sont à proscrire. L’investissement en matériel est élevé et surtout, l’eau est bien trop précieuse pour l’utiliser de cette façon.

Le désherbage à mousse d’eau chaude

Le désherbage à mousse d’eau chaude utilise de l’eau à laquelle est ajoutée une solution biodégradable à base d’amidon de maïs et de noix de coco. Celle-ci doit être chauffée à près de 100 °C pour créer une mousse très chaude à pulvériser sur les plantes à éliminer. Le choc thermique provoqué par la mousse fait mourir la plante en un quart d’heure. 

L’avantage par rapport à l’eau pure de la précédente méthode est que la mousse peut aussi être appliquée sur une surface perméable. Elle est aussi plus rapide et nécessite de moins nombreux passages. Cependant, la consommation d’eau (et de carburant) restant très élevée, elle n’est pas du tout écologique. 

Désherbeur autonome à gaz Réf. 6504

Le désherbage thermique, le parfait compromis

Le désherbage thermique

Le désherbage thermique consiste à créer un choc thermique qui fait exploser les cellules végétales, sans brûler la plante. Les protéines des cellules végétales coagulent et la photosynthèse est naturellement stoppée. 

Le désherbeur thermique utilise du gaz butane/propane qui est peu coûteux et non polluant. Il nécessite généralement deux passages pour assécher totalement la plante. La maniabilité de l’appareil permet de traiter des petites ou des grandes surfaces, quel que soit le relief. 

L’investissement est faible, avec un appareil qui ne demande ensuite pas d’entretien ou de maintenance.

La seule réserve à l’utilisation du désherbeur thermique concerne les zones de broussailles sèches qu’il n’est pas possible de traiter, à cause des risques d’incendie.