Pourquoi faut-il désherber ?

Pourquoi faut-il désherber ?
2 août 2021 Express Farming

Le désherbage est un passage obligé pour toutes les communes pour des raisons esthétiques et sécuritaires, ainsi que pour préserver leurs espaces verts et faciliter la pousse des plantes ornementales. Les mauvaises herbes arrivent à pousser au travers des aménagements et les abîment peu à peu. Outre l’aspect négligé de la commune, il faut alors prendre en compte la sécurité, avec des trottoirs affaiblis ou glissants par exemple. 

Une commune propre et entretenue

Une commune, qu’elle soit rurale ou qu’il s’agisse d’une grosse agglomération, doit être tenue propre par ses cantonniers qui gèrent deux parties distinctes : les espaces verts et les parties bitumées. 

Les plantes adventices (les mauvaises herbes) arrivent à se faufiler dans les failles minuscules des routes et trottoirs. Elles poussent en élargissant ces fissures, puis se reproduisent. Si l’entretien n’est pas réalisé régulièrement, les plantes, toujours plus grosses et toujours plus nombreuses, créent des anfractuosités qui abîment la couverture des trottoirs et de la chaussée. Dans les cas les plus extrêmes, les mauvaises herbes peuvent aller jusqu’à masquer des panneaux de signalisation. 

Cela pose des problèmes esthétiques, mais aussi de sécurité. Il arrive d’ailleurs que des plantes indésirables colonisent certaines parties de la commune. Il peut s’agir de plantes nocives et de plantes urticantes et allergisantes qui constituent des nuisances pour les habitants de la commune. 

Par ailleurs, la réfection des routes coûte cher au contribuable, tandis qu’un désherbage régulier pare simplement ce problème. 

La préservation des espaces verts de la commune

Les espaces verts de la commune sont ses parcs, mais aussi tous les terre-pleins, ronds-points et allées qui sont aménagés avec de l’herbe et des fleurs. Il faut aussi désherber les entourages des arbres qui bordent les rues. 

Les plantes adventices entrent en concurrence avec les ornements. Il s’agit de plantes sauvages dont les semences sont portées par le vent et qui sont par nature plus résistantes que les plantations de gazon et les fleurs. Elles sont aussi plus efficaces pour aller puiser les nutriments et l’eau avec leurs racines, tandis que les plantes choisies par la commune dépérissent. Par ailleurs, les plantes spontanées se reproduisent naturellement et à vive allure. 

Il apparaît donc est essentiel de débarrasser les espaces verts de ces mauvaises herbes. 

Quelle méthode de désherbage choisir

Les produits phytosanitaires chimiques sont progressivement interdits. Ils ruissellent au travers de la terre ou jusqu’au caniveau et rejoignent le réseau. Leur rejet pollue les sols, les nappes d’eau et toute la faune souterraine. 

L’usage du désherbeur thermique constitue une excellente alternative. Il apparaît comme une solution efficace et économique. Le principe de cet outil est de chauffer la plante – sans la brûler – ce qui fait exploser la membrane de ses cellules qui contiennent de l’eau. En quelques minutes, la plante se dessèche.

Certaines plantes adventices particulièrement résistantes nécessitent deux passages pour mourir définitivement. Les plantes plus fragiles et les jeunes pousses sont éradiquées en un seul passage. Il faut quelques jours pour que la plante disparaisse, mais cette opération est radicale. 

Vous n’utilisez ainsi aucun produit chimique et le désherbage est très ciblé, ce qui est impossible avec les désherbants chimiques. 

Le choix du désherbeur thermique pour une commune

Une commune, même petite, nécessite un désherbeur thermique autonome. Il n’est donc pas question de choisir un outil électrique, y compris sur batterie, car l’autonomie reste faible. 

Le désherbeur thermique à gaz est idéal pour une commune. Il est relié à une bouteille de gaz qui est chargée sur un chariot à roulettes. La partie qui contient la lance est légère et le cantonnier peut travailler longtemps, sans s’éreinter.