Comment bien écorner un veau

Comment bien écorner un veau
26 novembre 2020 Express Farming

L’écornage constitue une étape cruciale de la vie d’un jeune veau. Il sert à protéger les animaux, tout comme l’éleveur. Pour que l’opération soit la moins douloureuse possible, il faut procéder au bon âge, en respectant un protocole précis. 

À quoi sert l’écornage des veaux ?

Les bovins munis de cornes peuvent se battre entre eux et se blesser. Lorsqu’ils sont à l’étable, les cornes représentent un danger à cause de la promiscuité, mais aussi pour passer la tête dans la mangeoire du cornadis, courant le risque de se coincer. Des bovins sans cornes sont aussi plus faciles à transporter.

L’écornage des veaux permet également de protéger l’éleveur lui-même.

À quel âge procéder ?

Plutôt que d’écornage veaux, il est préférable de parler d’ébourgeonnage, ce qui signifie que la corne n’est pas encore formée et n’est pas reliée au crâne. Le bourgeon est flottant sous la peau et peut être détruit en quelques secondes par cautérisation, à l’aide d’un écorneur thermique (électrique ou au gaz). 

Il est possible de passer par un écornage chimique, mais celui-ci est douloureux et traumatise bien davantage l’animal qui va ressentir une gêne lancinante et durable. Il risque en plus de répandre la pâte chimique sur sa mère en tétant et sur les autres bovins, au moindre contact.

L’âge idéal pour l’écornage veaux se situe entre 15 jours et deux mois. C’est durant cette période qu’il est le moins douloureux, donc le moins traumatisant. Le veau n’en gardera pas de mauvais souvenirs, car l’intervention est de très courte durée.

D’autre part, le veau n’ayant pas connu la vie avec des cornes, il se sera en aucun cas gêné dans sa vie d’adulte.

La préparation à l’écornage veaux

La tonte avant l'écornage une étape capitale

La tonte, étape préalable à l’écornage

Deux précautions sont indispensables avant de procéder à l’écornage veaux : la tonte, puis l’anesthésie.

La tonte, à l’aide d’une petite tondeuse, vous permet de bien dégager la zone, pour plusieurs raisons :

  • vous travaillez avec une meilleure visibilité ;
  • vous localisez plus facilement le bourgeon en palpant le crâne ;
  • la zone est plus propre ;
  • vous ne vous retrouvez pas avec une grosse masse de poils qui vont griller sous l’effet de l’écorneur thermique. 

L’anesthésie est indispensable, car vous allez brûler la surface de la peau pour stopper la croissance du bourgeon, avant qu’il ne devienne une corne. Votre vétérinaire vous fournit un anesthésiant qui s’injecte par piqûre sous-cutanée, à l’aide d’une aiguille très fine.

Attendez le temps préconisé pour que l’anesthésiant fasse effet. N’oubliez pas de bien anesthésier les deux côtés, car vous allez traiter les deux bourgeons, l’un après l’autre.

L’opération d’écornage veaux

Cage de contention avec son kit mobilité Réf. 47010

Une cage pour bien contenir l’animal

Dernière étape avant de procéder à l’écornage veaux, stabiliser l’animal. L’idéal est de le maintenir dans une cage de contention. Celle-ci limite ses mouvements, sans risquer de le blesser. Si le veau est bien immobilisé, vous travaillez avec précision et 5 secondes suffisent à l’écorneur thermique pour venir à bout du bourgeon. 

Allumez votre écorneur et attendez qu’il soit suffisamment chaud pour réduire la durée de l’intervention. 

Le suivi de l’écornage veaux

Dès que vous avez terminé, vous devez désinfecter la zone des bourgeons. Il est conseillé d’utiliser également un analgésique pour que le veau ne ressente aucune douleur, lorsque l’anesthésiant aura cessé son action.